DOMAINE

SANTÉ ET SOCIAL

 
 
 
 
 

L’engagement bénévole dans le domaine santé-social contribue à détecter les problèmes sociaux en proposant des réponses innovantes pour améliorer le bien-être des populations les plus « fragiles ».

Par son ancrage historique dans le développement des sociétés dites modernes, ce domaine offre une diversité et une multitude d’activités bénévoles.

Il existe de nombreuses possibilités de s’engager. Par exemple, vous pouvez tenir compagnie à des personnes âgées qui se sentent seules, enseigner le français à des femmes migrantes ou participer à des camps de vacances pour des jeunes. Mais toutes ont un point commun: le contact humain.

Ce type d’engagement requiert certaines compétences telles que faire preuve d’empathie, avoir de la facilité à créer du lien et une capacité d’écoute. Par la proximité de la relation que vous tissez avec les personnes aidées, votre action aura un impact direct sur elles et leur environnement. L’échange, le partage et la bienveillance sont des valeurs fondamentales pour vous.

Alors, prêt pour l’entraide ?

Quelques exemples d’activités bénévoles

  • aide à la distribution de repas et de denrées alimentaires ;
  • accueil des personnes démunies dans un centre de soins et d’hygiène ;
  • garde d’enfants dans un lieu d’accueil pour les personnes migrantes ;
  • écoute au téléphone des personnes nécessitant un soutien ;
  • animation d’ateliers de français écrit ou oral pour les migrants.

Quelques exemples d’organisations qui font appel à des bénévoles

  • Fondation Mère Sofia - la Soupe Populaire, Fondation Point d’Eau, Appartenances, Graap-Fondation, Association Français en Jeu.

le témoignage de la bénévole

« Dans mon métier, je commence à travailler tôt le matin et j’ai donc du temps libre l’après-midi. Je voulais donner une partie de ce temps, j’avais envie d’en profiter pour aider les autres. […] L’idée de faire du bénévolat m’est également apparue comme une occasion de voir du monde et de créer de nouvelles relations. La lecture me plait beaucoup et cela m’a dirigée vers ce domaine.

Il y a bien sûr le plaisir de rendre service à autrui et de se sentir utile. Mais il y a aussi le plaisir de lire à haute voix, de partager une histoire, de la rendre vivante, d’en discuter… Avec la dame à qui je fais la lecture actuellement, nous finissons toujours par boire un café et discuter. Elle me raconte sa vie, je lui raconte la mienne, un lien fort se tisse petit à petit, c’est une grande richesse. Cette dame a bientôt 90 ans, elle a vécu à une époque que je n’ai pas connue, elle a toute une expérience de vie dont je peux profiter et qu’il est intéressant de découvrir au fil des rencontres.

C’est parfois difficile d’être témoin de la solitude des gens et de voir combien il peut être dur pour eux de devenir dépendants des autres. On aimerait pouvoir faire plus. Mais dans l’ensemble, je retire de l’expérience du bénévolat beaucoup plus d’éléments positifs que je n’éprouve de difficultés. »

Aurélie, 32 ans, lectrice bénévole à Pro Senectute

L’expert-e du domaine

« En Suisse romande, le bénévolat dans le domaine social a, généralement, une fonction plutôt marginale en complétant l’offre de prestations que les professionnels du domaine n’arrivent pas à délivrer. […] Une modernisation de sa gestion par ces professionnels serait utile pour renforcer l’engagement et améliorer la qualité des prestations en général.

[…] Le bénévole dans le social n’est pas seulement une aide pour réaliser des tâches autrement délaissées, mais un atout pour promouvoir des services sociaux à qualité humaine et un soutien à l’innovation sociale par un regard externe, une compétence unique à valoriser.

À la différence de ce qu’il se passe en Suisse alémanique, l’Etat cantonal et/ou communal occupe une position forte en Suisse romande, ce qui affaiblit, comparativement aux endroits où l’Etat est plus en retrait, la capacité d’innovation sociale dans ce domaine. […] C'est pourquoi le politique ou le pouvoir ne doivent en aucun cas guider le contenu de l'innovation ex ante (avant l'action), mais doivent en revanche bel et bien donner accès aux espaces qui permettent son émergence et soutenir formellement et/ou financièrement les balbutiements plus ou moins expérimentaux, initiés par des tiers.»

Sandro Cattacin et Patricia Naegeli, Université de Genève, Département de sociologie



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