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règles d'or du bénévolat

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Le respect de quelques principes de base favorise la clarification des rôles et le développement d’une collaboration fructueuse et harmonieuse entre le bénévole et l’organisation. Il faut savoir que ces règles d'or sont largement diffusées et respectées en Suisse (et dans les pays voisins).

Quels sont les points principaux de ces règles d'or ? pdf

Le bénévolat comme partie intégrante de la philosophie de l'association

L''association intègre le bénévolat à ses lignes directrices et définit clairement les rôles, les tâches, les compétences et les obligations spécifiques des bénévoles. Elle veille à quantifier et rendre visible la contribution des bénévoles à sa mission, permettant leur reconnaissance publique.Le travail bénévole complète le travail rémunéré, mais ne le concurrence pas.

La reconnaissance

Le bénévole a droit à une reconnaissance personnelle de son travail. La possibilité de donner son avis et de participer à l’élaboration des décisions qui le concernent favorise sa motivation et son engagement envers l’organisation. La formation, proposée ou prise en charge par l'organisation augmente les compétences du bénévole et constitue une forme de reconnaissance.Un feed-back individuel sur le travail accompli fait partie d’un engagement bénévole couronné de succès.

Les conditions cadre

La limitation de la durée d'une activité bénévole permet d’éviter les abus et la surcharge des bénévoles. En moyenne annuelle, un engagement bénévole ne doit pas dépasser les six heures hebdomadaires.L'organisation doit garantir au bénévole l’acquisition des connaissances et l'accès aux infrastructures nécessaires à l'accomplissement de ses tâches.

L'encadrement

L'organisation désigne une personne chargée d'encadrer les bénévoles, de défendre leurs intérêts et, le cas échéant, de veiller à la bonne collaboration avec le personnel rémunéré. Les bénévoles ont droit à l'information concernant l'organisation. Les entretiens individuels et les rencontres en groupe permettent de faire le point de la situation, de partager les expériences et de mesurer le travail accompli. La fréquence et les formes du soutien personnel doivent être adaptées aux tâches et aux besoins de chaque bénévole.

"les outils" de base recommandés

Un accord de collaboration: est un document qui formalise par écrit les attentes et les obligations réciproques, précisant le cas échéant la durée de l'engagement.

Le remboursement des frais: le bénévolat ne devrait rien couter à la personne qui s'engage. Les dépenses effectives du bénévole (p.ex. frais de transport, de repas,...) doivent être remboursées.

Les assurances: L'organisation doit posséder une assurance responsabilité civile qui couvre les bé-névoles durant leur engagement. Le besoin d'une couverture d'assurances supplémentaire doit être examiné avant l'engagement.

Une attestation: Les bénévoles ont droit à une attestation portant sur le genre et la durée de leur activité ainsi que sur les compétences mobilisées et/ou acquises.  Le Dossier bénévolat est l'outil suisse disponible dans les trois langues nationales promouvant cette démarche en faveur des bénévoles - www.dossierbenevolat.ch .

 

Collaborer avec des bénévoles

La conduite des ressources humaines bénévoles n’est pas chose aisée. Elle s’avère même plus délicate que la gestion des ressources humaines salariées. Pourquoi ? Parce qu’elle exige qu’on y mette tout particulièrement les formes et qu’il faut savoir stimuler et guider sans pour autant verser dans un encadrement exacerbé. Entre une organisation insuffisante, qui expose au gaspillage et à la démobilisation et une attitude trop formaliste qui risque de déranger, la voie est étroite!

Il est fortement conseillé à la personne chargée de l’accompagnement de bénévoles de se rappeler que le bénévolat procède du libre arbitre et qu’il convient de tout mettre en œuvre pour respecter les « ressorts » de l’engagement. C’est aux associations que revient la responsabilité de veiller à la qualité de l’échange de dons qu’elles entretiennent avec leurs bénévoles. Et cette responsabilité est source de coûts : frais de recrutement, frais de formation, frais d’accompagnement, etc.

C’est dire que si le bénévolat est un effort non rémunéré, il n’est pas pour autant gratuit pour les organisations. Ne l’envisager que sous l’angle exclusif des économies qu’il peut permettre expose donc à connaître plus de déconvenues que de succès.